https://samgoeta.github.io/transformation-numerique-politique/
Sources : https://github.com/samgoeta/transformation-numerique-politique
Ces slides sont librement réutilisables selon les termes de la licence Creative Commons 4.0 BY-SA.

La transformation numérique affecte profondément le champ politique, modifiant les pratiques électorales, le débat public, la participation citoyenne et l’action publique. Ce cours de 20h propose d’analyser ces mutations en croisant les apports de la science politique et des études sur les sciences et technologies (STS). Il examine comment les dispositifs numériques reconfigurent les rapports de pouvoir, les pratiques démocratiques et les modes de gouvernement.
À travers dix séances de 2h, les étudiants analyseront les impacts du numérique sur différentes dimensions du politique : la redéfinition des rapports public-privé, l’émergence de nouvelles formes d’expertise, la transformation de l’action publique par les outils numériques et les algorithmes. Le cours mobilise des études de cas concrets pour comprendre comment les technologies numériques transforment à la fois les institutions, les pratiques et les représentations politiques.
Extrait de Fred Turner, Aux sources de l’utopie numérique 
2 questions à préparer
Quel rôle ont joué les publications de Stewart Brand dans la rencontre entre la contre-culture et l’industrie de la tech ?
Peut-on parler de récupération de la contre-culture par l’industrie de la tech ?


Extrait de Philippe Breton, L’Utopie de la communication

3 questions à préparer
Pourquoi la cybernétique voue-t-elle un tel culte de la communication ?
Quel rôle joue l’informatique dans l’utopie cybernétique ?
Quel résonnance de ce texte avec le monde contemporain ?

Né au MIT, à Boston, à la fin des années 1970, le hacking (de l’anglais to hack : bidouiller) désigne une relation particulière à la technologie. Le journaliste Steven Levy résume cette éthique en 5 points :
in Dominique Cardon, Culture numérique, presses de Sciences Po, 2019.
Lecture de l’extrait de la lettre aux investisseurs de Mark Zuckerberg (2012) 
2 questions :
Que reste-t-il selon vous de la cybernétique dans la mission de Facebook ?
Qu’est-ce qu’il y a de politique dans la valorisation du hack ?

Gouvernements du monde industriel, géants fatigués de chair et d’acier, je viens du cyberespace, nouvelle demeure de l’esprit. Au nom de l’avenir, je vous demande, à vous qui êtes du passé, de nous laisser tranquilles. Vous n’êtes pas les bienvenus parmi nous. Vous n’avez aucun droit de souveraineté sur nos lieux de rencontre.
Déclaration d’indépendance du cyberespace, John Perry Barlow, 1996

3 questions :
Qu’est ce qui réunit ces trois idéologies ?
Comment s’est faite la jonction entre libertarianisme et la Silicon Valley ?
Comment résumeriez-vous le projet politique du longtermisme ?
Extrait de la revue Tèque 
2 questions à préparer :
Quelles sont les critiques adressées par l’auteur au longtermisme ?
Que signifie le “Jackpot longtermiste” ?
Extrait : Kenneth Cukier & Viktor Mayer-Schönberger (2013), “Mise en données du monde, le déluge numérique”, Le Monde Diplomatique.

2 questions :
Qu’est ce que la datafication ou mise en données du monde ?
Qu’est ce qui change avec la mise en données du monde ?
Question bonus : peut-on échapper à la mise en données du monde ?
Extrait : Serge Abiteboul & Valérie Peugeot, Terra data : qu’allons nous faire des données numériques ?, Le Pommier, 2017.

3 questions :
Quel est le lien entre la mise en données du monde et l’histoire de l’écriture ?
C’est quoi une trace numérique ?
Qu’est ce qui différencie une donnée de l’information et de la connaissance ?
Extrait de Rosenberg, “Data before the facts”

C’est une quoi une donnée à la base ?
Comment a évolué la définition du terme ?
Qu’est ce qui est resté de cette définition ? Pourquoi parle-t-il d’une valeur rhétorique des données ?

Comment comprendre l’expression “société de la trace” utilisée à la fin du texte ?
Le texte suggère que le pouvoir a “besoin absolu de notre libre arbitre”. Pourquoi ?
Jean-Samuel Beuscart et Patrice Flichy, “Plateformes numériques”, Réseaux, 2018/6 n° 212
![]()
Quel est l’historique de la notion de plateforme ? D’où vient ce terme ?
Qu’est ce qui différencie les plateformes numériques ?
Quel est l’ambiguïté de la notion de plateforme selon Gilepsie ?
Tim O’Reilly, “Government as a platform” in Lathrop & Ruma, eds. (2010), Open Government: collaboration, transparency and participation in practice, O’Reilly.

Quelles métaphores utilise-t-il pour justifier la notion d’Etat plateforme ?
Qu’est ce que l’Etat plateforme ? Comment ça se traduit concrètement ?
Où trouve-t-on dans le texte l’influence du cyberlibertarianisme ?
Extrait : Pierre Pezziardi & Henri Verdier, “Des startups d’Etat à l’Etat plateforme”, fondation pour l’innovation politique, 2016

Quelles comparaisons font-ils avec les géants du web ?
Comment traduisent-ils la notion de government as a platform ? Voit-on des différences ?
Comment veulent-ils marquer une rupture ?
Voir aussi le site de beta.gouv.fr : https://beta.gouv.fr/approche
Alauzen, M. (2019) . L’État plateforme et l’identification numérique des usagers Le processus de conception de FranceConnect. Réseaux, n° 213(1), 211-239.
![]()
Avec quelle approche de recherche l’autrice appréhende-t-elle la notion d’Etat plateforme ?
C’est quoi France Connect ? Comment est-il emblématique de l’Etat plateforme ?
Pourquoi est-ce une épreuve d’Etat ?
Source : Observatoire Data Publica
«Un algorithme est la description d’une suite d’étapes permettant d’obtenir un résultat à partir d’éléments fournis en entrée.»
La « description » du modèle algorithmique peut être écrite en langage naturel (c’est-à-dire parlé par l’être humain). La transparence algorithmique : décrire une « suite d’étapes » qui suivent un ordre déterminé, une logique
L’algorithme, c’est le traitement que suivent des « éléments fournis en entrée pour donner un “résultat”” qui doit répondre à un objectif fixé.
Les « éléments fournis en entrée» sont les « données ». Elles sont importantes pour la description des algorithmes : leur origine, leur qualité, leurs caractéristiques vont avoir un impact sur le résultat.
Source : Datalireladata
Extrait de Défenseur des droits, Algorithmes, systèmes d’IA et services publics : quels droits pour les usagers ? Points de vigilance et recommandations, 2024.

Quelle est la différence entre un algorithme fermé et un algorithme apprenant ?
Qu’est ce qui différencie l’IA des algorithmes ?
Quels avantages trouve l’adminstration à utiliser des algorithmes ?
Selon la CNIL (2017) :
Générer de la connaissance
Faire du matching
Prédire
Recommander
Aider à la décision

Source : Observatoire Data Publica & Etalab

Pourquoi Sciences Po Bordeaux a développé son propre algorithme ?
Comment fonctionne cet algorithme local ?
Henin, C. (2021) . Confier une décision vitale à une machine. Réseaux, N° 225(1), 187-213.
![]()
Pourquoi l’ABM a-t-elle conçu cet algorithme ?
Qu’avez vous compris de son fonctionnement ?
Quels avantages les médecins tirent-ils de cet algorithme ?
Né dans les cercles ouvriers à la fin du XIXe siècle
Utilisé par les résistants pendant la Seconde Guerre mondiale
Une méthode de lecture collective pour rendre le savoir accessible
Les objectifs :
💡 L’arpentage permet l’accès au savoir sans barrière financière : pas besoin d’acheter le livre !
Une méthode toujours encadrée par un animateur qui facilite les échanges.

🔍 Un livre dense qui se prête particulièrement bien à l’arpentage collectif pour en explorer toutes les dimensions !
Consignes :
lisez l’introduction du livre dans son ensemble (5 pages)
Chacun·e d’entre vous, commentez une ou deux phrases qui vous paraissent les plus intéressantes d’ l’extrait et dites pourquoi en commentaire. Si la phrase a déjà été commentée, répondez en commentaire.

Consignes :
Contact : samuel.goeta@sciencespo-aix.fr
